Travail de réathlétisation suite à une rupture des LCA


Avoir une rupture des ligaments croisés antérieurs du genou n’est jamais chose facile pour un athlète. c’est aussi bien un traumatisme physique que psychologique puisque la coupure avec la pratique de la discipline est longue. Pour en savoir plus sur ce traumatisme articulaire, je vous conseil l’excellent article du non moins excellent site dédié aux sciences du sport.

Après opération chirurgicale puis rééducation, une phase de réathlétisation de 2 mois environ s’impose pour que l’athlète retrouve la pleine possession de ses moyens physiques avant un retour à la compétition.

Il est donc indispensable à l’athlète qui revient de blessure d’être pris en charge par un préparateur physique. Tout d’abord car c’est un spécialiste, ensuite parce que les encadrants de la discipline sportives n’ont pas le temps de s’occuper d’un groupe +1.

La phase de réathlétisation après rupture des ligaments croisés antérieurs du genou doit, en mon sens, être constitué de trois axes principaux englobés d’un critère à prendre encore plus en considération : être sans cesse à l’écoute de l’athlète.

Ces trois axes sont :

  • la proprioception.
  • le renforcement musculaire des ischio-jambiers, des fessiers ainsi que la sangle abdominale et dorsale.
  • le reconditionnement à l’effort via les exercices d’explosivité, de réactivité et de PMA.

Voici ci-dessous les 6 épisodes consacrés à la réathlétisation de Rose, une basketteuse du Nantes Rezé Basket. Vous y découvrirez les différents travaux qui ont été effectués par 3PSC pour ramener l’athlète à son meilleur niveau. Vous y découvrirez aussi comment a été vécu la réathlétisation de la part de l’athlète, du coach sportif et du préparateur physique. Bon visionnage !

L'intégrale de notre Série "La Réathlétisation BASKET après rupture des LCA"

Episode 1Episode 2Episode 3Episode 4Episode 5Episode 6

La première partie de l’épisode 3, montre les exercices variés proposés à la basketteuse pour placer son corps en déséquilibre posturale afin de stimuler les capteurs proprioceptifs et éviter une rechute.

La deuxième partie, plutôt courte, montre encore et toujours du renforcement musculaire des fessiers et des ischio-jambiers.

Enfin, vous découvrirez des exercices de changements d’appuis ou l’exigence a été faîte surtout sur la qualité de l’accélération et surtout de la décélération; et également sur la qualité des enchaînements.

Dans l’épisode 4, une nouvelle fois, nous avons à faire à une interview qui montre à quel point s’attacher les services d’une tiers personne pour s’occuper personnellement d’un athlète qui revient de blessure est important. Cette personne doit être détachée du monde médical ainsi que du monde purement technique.

L’épisode 5 montre une reprise des contacts juste avant le retour à la compétition.

Qui de mieux pour tirer un bilan de tout le travail qui a été accompli que d’avoir un avis expert en la personne de Morgane Cardin, assistant coach de l’équipe professionnelle du Nantes Rezé basket et responsable du centre de formation ?

La vidéo interview numéro 6 clôture la série consacrée à la réathlétisation d’une basketteuse de 16 ans, suite à une rupture des ligaments croisés antérieurs du genou droit. Merci à elle d’avoir témoigné.

Le Bilan

Au cours des 10 semaines à 3 séances hebdomadaires de moyenne, le protocole mis en place a été réparti en taux horaire comme suit :

  •  40% de proprioception.
  • 30% de renforcement musculaire.
  • 30% de reconditionnement à l’effort sous forme d’exercices intermittents orientés vers le basket.

Il est intéressant de terminer le travail avec des tests pour évaluer l’efficacité du protocole de réathlétisation. Voici ceux qui ont été effectués :

  • détermination du CMJ avec Optojump.
  • détermination de la VMA intermittente grâce au test 30-15 IFT.
  • approximation de la VO2 max grâce au test du 30-15 IFT.
  • test isocinétique sur Cibex.
  • test des 20 yards.

Le résultat le plus significatif de l’efficacité du protocole a été, selon moi, celui du test isocinétique où l’athlète a obtenu une résorption de la moitié du déséquilibre de force entre les deux ischio-jambiers (de -30% à -15%). Cela démontre que le travail de prophylaxie a été permanent et globalement efficace.

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